L'économie circulaire

L’économie Circulaire

- faire plus et mieux avec moins-

 

L’économie circulaire désigne un concept qui s’inscrit dans le cadre du développement durable et dont l’objectif est de produire des biens et des services tout en limitant la consommation et le gaspillage des matières premières, de l’eau et des sources d’énergie. Il s’agit de déployer, une nouvelle façon de faire plus éclairée et plus responsable…

 

*ADEME nous dit : « c’est un système économique d’échange et de production qui, à tous les stades du cycle de vie des produits (biens et services), vise à augmenter l’efficacité́ de l’utilisation des ressources et à diminuer l’impact sur l’environnement tout en développant le bien-être des individus. »

 

Dans un monde en transition, nous tendons subtilement et progressivement à être plus exigeants pour consommer « responsables ». Nous sommes en effet de plus en plus « consomm’acteur » de notre achat qui devient de fait, un acte chargé de sens, presque militant.

La crise sanitaire que nous traversons avec la fermeture des commerces dits « non-essentiels », nous met face à une nécessité pressante et une exigence accrue pour une décision de consommation moins impulsive, plus informée, plus raisonnée.

Cela a contribué positivement à créer ou consolider des réseaux  ou des chaînes de solidarité sur notre territoire.

 

En France, la transition vers une économie circulaire est reconnue officiellement comme l’un des objectifs de la transition énergétique et écologique et comme l’un des engagements du développement durable. La notion s'est développée à partir des années 1970, en parallèle de celle du développement durable. Elle s'est faite plutôt discrète jusqu'à la fin des années 2000, qui a marqué un tournant quand le Japon publie la « Loi pour la formation d’une société basée sur le recyclage » qui entrainera une initiative internationale du gouvernement japonais sous la dénomination d’initiative 3R (Reduce, Reuse, Recycle) Réduire, Réutiliser, Recycler.

 

En 2012, la Commission européenne a engagé des travaux sur ce thème et plus précisément en France par la création en 2013 de l'Institut de l’Économie Circulaire.

En 2015,  la notion d’économie circulaire est formalisée dans la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte : "Lutter contre le gaspillage et promouvoir l'économie circulaire : de la conception des produits à leur recyclage" Loi qui a également fixé une série d'objectifs en matière de tri et de recyclage, tels que la valorisation de 65% des déchets à l’horizon 2025. Après les 3R, la règle des 5R voit le jour(Réfléchir, Refuser, Réparer, Réutiliser, Recycler), même s’il est courant de voir d’autres « R » apparaître, tels que Redesigne, Réduire, Rendre à la terre (composter).

Et si, au lieu de jeter, on réparait, recyclait, réutilisait ?

 

L'économie circulaire propose de repenser nos modes de production et de consommation afin d'optimiser l'utilisation des ressources naturelles et ainsi limiter les déchets générés.

Le principe de base est donc de réfléchir avant d’acheter un produit afin de s’assurer d'en avoir réellement besoin. Peut-être est-il possible de l’emprunter ou de le louer, surtout si nous n'en avons besoin que périodiquement. Dès lors, il faut refuser d’acheter un produit qui n’est pas totalement nécessaire. Une fois un produit cassé, il vaut mieux le réparer que de racheter à neuf (ressemeler une chaussure, recoudre un bouton, réparer l’écran de son smartphone…) Si la réparation n’est pas possible, alors il faut le réutiliser sous une autre forme (faire de ses vieux habits des éponges ou du papier cadeau, de ses vieilles chaussures des pots de fleurs, soyez imaginatif). En dernier recours, il faut recycler, soit re-manufacturer. On perçoit bien ici le véritable sens du terme « recyclage », qui demande un nouveau processus de transformation du produit.

L'économie circulaire progresse en France au travers de multiples initiatives. Mais il reste encore du chemin à parcourir avant que le mouvement ne se généralise. Le monde associatif milite également pour privilégier le réemploi et la réparation, avant d'avoir recours au recyclage.

Le recyclage des matériaux permet la construction de nouveaux produits. Le recyclage est le dernier recours quand toutes les autres formes d’utilisation et de réemploi ont été épuisées.

Le marché des vêtements d’occasion est une forme d’économie circulaire. Certaines grandes surfaces s’y mettent.

Le co-voiturage est aussi un nouveau défi pour réduire l’empreinte carbone.

En faisant chacun à son niveau un petit geste, nul doute que le défi sera relevé à termes.

Un article d'Oumnia Boivin

Écrire commentaire

Commentaires: 0